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J.J. QUANTZ





Cette flûte est reconstruite à partir de la flûte originale de Johann Joachim QUANTZ de l’ancienne collection Miller (N°916), aujourd’hui conservée à la Bibliothèque du Congrès à Washington.
Elle dispose au total de six corps main gauche, le plus court étant de l'ordre d'un demi ton au dessus du plus long qui donne un diapason de 385/389 Hz environ.
Comme les autres flûtes de J.J.Quantz qui nous sont parvenues, elle possède une coulisse d’accord ainsi qu’un bouchon à vis au niveau de la tête, et sur le pied deux clefs pour différencier le Ré# du Mib.
De plus le pied est pourvu d’une bague en argent et non en ivoire comme habituellement, ceci pour augmenter encore le « poids » à l’extrémité de l’instrument, et ainsi assurer un bon équilibre pour la tenue de la flûte.
En standard :
- flûte avec un corps main gauche pour diapason de 392 Hz, en mopane,
- tête avec coulisse d’accord,
- pied pourvu des clefs de Ré# et Mib (en argent),
- bagues en résine imitation ivoire.
Sur demande :
- bague du pied en argent, comme sur la flûte originale, au lieu de résine imitation ivoire,
- un bouchon à vis sur la tête, comme sur la flûte originale,
- flûte réalisée en ébène (Diospyros crassiflora),
- un corps de rechange pour 415 Hz *.
* : j'avais proposé ce corps de rechange pour 415 Hz au début de mon travail sur la flûte Quantz, puis je l'avais retiré de mon catalogue, considérant qu'il ne permettait pas à la flûte de disposer de toutes les caractéristiques décrites dans le traité, notamment les Fa# extraordinaires. Je le propose cependant à nouveau, à la demande de certains d'entre vous, car le compromis de justesse reste très satisfaisant avec ce corps, et permet de jouer à 415 Hz avec un timbre riche et une puissance accrue par rapport aux autres flûtes baroques.
Cependant le meilleur résultat pour cette flûte s'obtient avec un diapason bas, pour jouer dans l'esprit du traité et avec toutes ses particularités.
La thèse de Mary Oleskiewitz (2) (3), universitaire et flûtiste américaine, parue en 1998, a permis de remettre en lumière les apports novateurs de ce compositeur, flûtiste, pédagogue et facteur ? (4).
Ainsi elle désigne Quantz comme peut-être l’inventeur du style « sensible » plutôt que C.P.E.Bach, et étudie l’influence qu’a pu avoir la vie musicale de Dresde et de Berlin sur l’œuvre de J.S.Bach.
Après avoir joué sur les instruments originaux de J.J.Quantz, Mary Oleskiewitz remarque que ces instruments fonctionnent parfaitement dans toutes les tonalités, en précisant qu’il faut pour cela appliquer scrupuleusement les indications de l’essai.
C’est donc dans cet esprit que je travaille à reconstruire la flûte de J.J.Quantz. Vous trouverez sur mes flûtes toutes les caractéristiques décrites dans le traité, et bien sûr les fa# "extraordinaires" si importants pour Quantz. Quantz a voulu créer ses flûtes pour ses propres exigences, en hissant la facture de celles-ci au plus haut niveau de l'époque. A moi facteur de mettre dans mes reconstructions ces mêmes exigences, et à vous flûtistes de les expérimenter, les faire parler et vibrer. C'est mon voeux pour cette flûte incomparable à tout point de vue.
Vous pouvez lire ici le texte de présentation des particularités de cette flûte, que je livre avec chaque instrument.
J.J.QUANTZ (1697-1773) : sans refaire ici sa biographie, je voudrais simplement rappeler sa position charnière dans l’histoire musicale du 18è siècle, entre les styles baroques et classiques, au sein d’une vie musicale extrêmement riche à Dresde et à Berlin. Sa formation musicale très complète, sa parfaite connaissance des styles français, allemand et italien, ses compositions qui tendent vers une nouvelle expression, son essai (1) de 1752 d’une portée bien plus large qu’une simple méthode d’apprentissage de la flûte traversière, sa technique virtuose ainsi que les modifications qu’il apporte à l’instrument font de lui une personnalité à part dans le paysage musical de son époque.
Le répertoire : Cette flûte au son "clair, perçant, épais, rond et mâle" comme le définit Quantz lui-même dans son essai aurait intérêt à être redécouverte dans le cadre de ses oeuvres (encore à défricher) et de l'essai, pour cet instrument qui se différencie de ceux des autres facteurs de l'époque dans sa facture et sa technique spécifique. Pour bien sûr la sonate BWV 1035 et l'Offrande Musicale de J.S.Bach, et lorsque l'on souhaitera bénéficier d'une belle voix ronde et de couleur de son très spécial, "qu'on aura plaisir à mêler non plus au clavecin trop brillant, mais au son plus moelleux du piano-forte" (J.F.Alizon (2))
(1) « Essai d’une méthode pour apprendre la flûte traversière avec plusieurs remarques pour servir au bon goût dans la musique » Berlin 1752. Disponible en fac-similé aux éditions Robert Martin.
(2) Lire aussi l’article de J.F.Alizon paru dans Traversière Magazine N°74 « J.S.Bach et J.J.Quantz : une controverse à propos de la sonate en Mi majeur et du trio de l’Offrande Musicale ».
(3) Le site de Mary Oleskiewitz sur lequel on peut se procurer sa thèse « Quantz and the flute at Dresden : his instruments, his repertory and their signifiance for the Versuch and the Bach circle » Department of Music, Duke University, dec.1998.
(4) On ne sait pas si J.J.Quantz était le facteur de ses flûtes ou s’il les faisait réaliser par un tiers sous son contrôle.

 
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