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La mise en route et l'entretien


Conseils pour un bon démarrage



Une flûte en bois est un instrument sensible aux conditions et aux variations de température et d'hygrométrie, et ce durant toute sa durée de vie. Bien qu'au cours de sa réalisation elle ait déjà subi des étapes de stabilisation et de huilage, il est indispensable de respecter une période de « rodage », puis de réaliser un entretien régulier tout au long de son utilisation. Vous pourrez alors tirer le meilleur de votre flûte.
voir la fiche d'entretien pour les flûtes baroques
voir la fiche d'entretien pour les flûtes andines





Les flûtes baroques :

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1- La mise en route

Lorsque vous recevrez votre flûte, prenez le temps de lire cette page avant de l'assembler et de la jouer.
Si vous constatez que la perce est sèche, commencez par un huilage complet.
Ménager un peu votre flûte au démarrage en augmentant régulièrement le temps de jeu tout au long du premier mois.
Après chaque utilisation, démontez toutes les parties de votre flûte, et laissez les reposer en position verticale.
Réaliser un huilage de toutes les parties de la flûte deux jours après réception, puis deux jours après, puis deux jours encore, puis chaque semaine pendant un mois ou deux. Ensuite un huilage chaque mois est suffisant.
Respecter avec davantage de vigilance les conseils d'entretien durant cette période.

2- L'entretien

Nettoyage : après avoir joué, et avant le huilage de la perce, essuyer votre flûte extérieurement avec un chiffon doux. Veiller particulièrement à nettoyer le trou d'embouchure, sans le « blesser », à l'aide d'un coton tige imbibé d'huile d'amande douce, à passer sur les parois internes.
Essuyer la perce de chaque partie de votre flûte indépendamment avec une fine tige en bois sur laquelle vous enroulerez un chiffon sec en coton (ne pas utiliser de laine ni de papier qui sont très abrasifs). Vous pouvez aussi utiliser les kits de nettoyage des flûtes modernes.
Huilage * : le huilage est à réaliser lorsque l'instrument a été essuyé et est resté quelques heures au repos, en position verticale. Ne jamais huiler juste après avoir joué !
Huiler l'intérieur de chaque partie de la flûte indépendamment avec de l'huile d'amande douce, qui a ma préférence (mais les huiles de pépins de raisin ou d'olive peuvent être utilisées aussi), aussi bien pour les flûtes en buis qu'en grenadille ou palissandre. Utiliser de l'huile d'amande douce contenant de la vitamine E (tocophérol) qui est un antioxydant, et donc évite à l'huile de rancir.
Imbiber un chiffon doux en coton avec l'huile d'amande douce, et le passer dans la perce de chaque partie de votre flûte à l'aide d'une fine tige en bois.
Laisser au repos en position horizontale pendant 1 à 2 heures minimum, puis essuyer le surplus d'huile avec un chiffon doux, en laissant à la perce une apparence « humide ».
Attention à ne pas mettre d'huile sur le fil des tenons, ainsi que sur le tampon de la clef (soit la démonter, soit protéger le tampon avec un papier absorbant type buvard).
En cours de fabrication la perce a été huilée à plusieures reprises avec un mélange à base d'huile de lin pour les flûtes en buis, et de l'huile d'amande douce pour les flûtes en ébène et palissandre, afin d'imbiber les pores du bois et d'obtenir une surface moins absorbante par la suite.
Les huiles d'amande douce, de pépins de raisin ou d'olive permettent de conserver à la perce cette qualité tout au long de la durée de vie de l'instrument.
L'huile de lin ne doit pas être utilisée en entretien régulier pour la perce *, ni pour les flûtes en buis, ni pour les flûtes en ébène, car elle est très siccative, et risquerait de former une peau en séchant, ce qui serait préjudiciable pour la justesse de votre flûte.
Avant le huilage de la tête, retirer le bouchon à l'aide de la tige fournie, et replacer le bouchon seulement aprés la mise en repos, après avoir évacué l'excès d'huile, en l'enrobant d'un peu de vaseline pure.
Ce huilage est à faire deux fois par mois pour la tête qui prend davantage l'humidité que les autres parties de l'instrument, et tout les mois pour les autres parties. Pour savoir quand huiler votre flûte, et après au moins huit heure de repos, observez la perce : si la surface vous paraît légèrement brillante, c'est que la protection est encore suffisante. Mais si la surface vous parait mate et terne, c'est le moment de huiler.
Huiler également l'extérieur de la flûte, avec un chiffon doux imbibé sans excès d'huile d'amande douce, de pépins de raisin ou d'olive, ou de vaseline pure.
Il est préférable de huiler toujours avec la même huile, celle que vous aurez choisie au départ.
Pour les flûtes non teintées en buis, cirer de temps en temps l'extérieur avec de la cire d'abeille liquide incolore, ce qui permet de protéger le bois de l'acidité laissée par les doigts.
* : pourquoi huiler la perce ? l'huile permet de maintenir l'état de surface initial de la perce, réalisé au moment de la fabrication, voire de l'améliorer en diminuant la rugosité de surface, et donc de garder le timbre en conservant un maximum d'harmoniques, surtout aiguës. L'huile permet aussi de protéger le bois de l'humidité due au jeu, tout en permettant les échanges inévitables entre l'extérieur et l'intérieur de l'instrument (hygrométrie, température, ...), c'est pourquoi l'huile de lin (ou toute autre huile trop siccative) est à proscrire, car ces échanges ne pourraient pas ou peu se faire (risque de fente), et de plus, en séchant, une peau se formerait qui diminuerait la perce en faussant l'instrument. J'utilise de l'huile de lin au moment de la fabrication, en mélange chaud avec un autre produit plus fluide pour une meilleure pénétration, mais ensuite je ne vous conseille pas de l'utiliser.
Graissage des tenons : lorsque  votre flûte vous est livrée, les tenons ont une quantité de fil suffisante  pour assurer la tenue et l'étanchéité.
Il ne faut donc pas rajouter de fil, il suffit de rajouter de la graisse en fonction du besoin.

La graisse que j'utilise est un mélange que je réalise moi-même :
  • - cire d'abeille environ 1/3 en volume,
  • - vaseline environ 2/3 en volume.

Vous pouvez le réaliser facilement : mettre dans un petit pot en verre la cire et la vaseline dans les proportions indiquées plus haut, et faire chauffer au bain marie en mélangeant jusqu'à obtention d'un liquide homogène. Laisser refroidir.
Ce mélange a le mérite d'être très souple.
Pour la cire, utiliser les plaques gaufrées à usage des apiculteurs, qui sont faciles de manipulation.
Découper des copeaux de graisse, les écraser avec le pouce sur la périphérie du tenon, éliminer la graisse en surplus, puis emboîter les deux parties par rotation, sans forcer.
Lors de l'emboîtement, une petite quantité de graisse sera « poussée » à l'extérieur, il suffit de l'éliminer avec un chiffon doux.
Attention : la garantie ne couvre pas les fentes au niveau des mortaises. Soyez donc vigilant lors de l'emboîtement des différentes parties de votre flûte.
Graissage des coulisses d'accord et du bouchon : utiliser de la vaseline pure, sans rajouter ni graisse ni fil.

3- Réglage de la position du bouchon

Le bouchon est l'« âme » de la flûte (Quantz), sa remise en place à sa position correcte est donc indispensable. La tige fournie comporte un repère. Pousser le bouchon pour que ce repère se situe au centre de l'embouchure. Cette position peut varier légèrement en fonction de votre propre technique de jeu.

4- Entretien de la clef

Pour raviver sa surface supérieure, se servir d'un produit liquide du commerce pour l'argenterie pour les clefs en argent, et pour le cuivre pour les clefs en laiton, à passer après démontage avec un chiffon doux. La fréquence de cet entretien peut n'être que d'un an, tout les six mois pour les clefs en laiton.
Attention à ne pas détériorer le tampon en cuir de la clef, et à ne pas l'imbiber d'huile lors du huilage de la patte, pour qu'il continue à assurer une parfaite étancheité. Vous pouvez le sous-poudrer de talc pour éviter qu'il ne « colle » au bois.
Le ressort qui est serti sur la clef n'a pas en principe à être touché, veiller à sa protection lors du démontage de la clef. Il se peut qu'il se détende légèrement avec le temps, dans ce cas, après démontage de la clef, le retendre en prenant soin de ne pas lui donner un mouvement de rotation autour de son point de sertissage.

5- Après avoir joué

Pour évacuer l'excès d'humidité après le jeu, il est préférable de démonter toutes les parties de l'instrument, et de les laisser au repos en position verticale, jusqu'au jeu suivant. Pour cela s'équiper d'un reposoir en bois disposant de quatre tiges support.
N'utiliser la pochette de protection livrée avec la flûte que pour les périodes de transport ou des périodes de plus d'un mois sans utilisation.
Après un à deux mois sans utilisation, refaire au moins partiellement une période de rodage, en commençant par un huilage complet.
Ne pas exposer l'instrument aux fortes variations de température (exposition directe au soleil, proche d'une source de chaleur, au froid, ...), ni à une hygrométrie trop basse.

6- Le diapason

Mes flûtes sont prévues pour jouer à la bonne hauteur du diapason lorsque la tête est tirée d'environ 1mm. Cette valeur peut varier en fonction de votre style de jeu (plus ou moins de recouvrement de l'embouchure, plus ou moins de puissance), et en fonction de la température (été, hiver, salle chauffée, église, ...) jusqu'à 2, voire 3mm, mais pas au delà car l'équilibre de l'instrument serait faussé.
J'ai remarqué que cette façon de procéder était satisfaisante pour un grand nombre de flûtistes.
Toutefois, si vous avez déjà de l'expérience, et que vous savez avoir une particularité, il vaut mieux que vous me l'indiquiez, et j'adapterai l'instrument pour vous.

Les flûtes andines :

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Bien que moins « fragiles » que les flûtes baroques (en une pièce sans emboîtement *), les quenas en bois requièrent la même période de rodage, et un entretien similaire.
Le bois est simplement poncé et poli, mais non vernis ** (le vernis aurait pour effet de retenir l'humidité, avec pour conséquence une dégradation rapide des caractéristiques sonores et musicales de l'instrument). Il vous suffit donc de huiler régulièrement (tous les mois), avec une fréquence plus importante au début de l'utilisation (tous les quinze jours), l'intérieur et l'extérieur de l'instrument avec de l'huile d'amande douce.
Laisser pénétrer l'huile dans la perce pendant environ une à deux heures, puis essuyer le surplus avec un chiffon doux non pelucheux. Après avoir joué, laisser l'instrument au repos en position verticale pour évacuer l'excès d'humidité.
Cet entretien réalisé régulièrement vous garantira contre tout accident du bois, et bonifiera l'instrument dans le temps.
* : Les quenas à têtes amovibles demandent des précautions lors de l'emboîtement de la tête sur le corps : lorsque votre flûte vous est livrée, les tenons ont une quantité de fil suffisante pour assurer la tenue et l'étanchéité. Il ne faut donc pas rajouter de fil, il suffit de rajouter de la graisse en fonction du besoin. La graisse à utiliser (voir la fiche d'entretien des flûtes baroques) est la même que celle des flûtes baroques. Un pot de cette graisse est livré avec chaque quena à têtes amovibles.
Attention : la garantie ne couvre pas les fentes au niveau de la mortaise. Soyez donc vigilant lors de l'emboîtement des deux parties de votre flûte.
** : Seules les parois des trous des doigts sont vernies : en effet le bois se présente dans ce cas en « bois de bout », les fibres sont coupées et plus aptes à emmagasiner l'humidité.


 
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